
"C'est une question de volonté. Si on vit juste sans réfléchir, être déprimé n'est pas un problème."
"Oh maman, la dépression ce n'est pas ça."
Le fils, inquiet pour sa mère qui appelle à propos de sa femme déprimée, répond avec sérieux. La dépression n'est pas une émotion temporaire que l'on peut surmonter par la volonté. C'est une "maladie" qui ne peut être surmontée qu'en prenant des médicaments si nécessaire et en s'occupant de son quotidien du mieux possible.
Le dialogue ci-dessus est une scène du court-métrage "Ma femme est tombée dans la dépression" que le ministère de la Santé a publié sur YouTube à la fin de l'année dernière. D'une durée d'environ 22 minutes, ce court-métrage a atteint 4,41 millions de vues cumulées (au 20 janvier) en un mois et continue de faire parler de lui. Les plus de 900 commentaires sont remplis de voix de sympathie. Les personnes ayant regardé la vidéo expriment des réactions passionnées, disant que "ce genre de mari n'existe pas dans la réalité" tout en se moquant d'eux-mêmes, et ajoutent "la dépression est vraiment bien exprimée", "je sais ce que c'est que d'avoir une dépression, et la personne à côté est vraiment importante", "j'ai juste pleuré en regardant cette vidéo".
La raison pour laquelle ce court-métrage a suscité une grande empathie de la part des spectateurs est qu'il décrit la dépression de manière réaliste et sans exagération. Dans le drame, la femme déprimée a du mal à sortir du lit, à préparer à manger et à s'exposer au soleil, mais elle essaie de ne pas le montrer. Le mari, inquiet pour sa femme, fait de son mieux pour s'en occuper, mais finit par reconnaître qu'il est lui-même épuisé.
Il a été rapporté que le ministère de la Santé a reçu de nombreux conseils et consultations d'experts en psychiatrie pour la production de la vidéo. La véracité des experts en dépression a donné au drame son réalisme. À titre de référence, des séries télévisées très appréciées comme "Mon oncle", "Le matin arrive dans le service psychiatrique", "C'est ok, c'est l'amour" sont également connues pour avoir intégré des conseils réalistes d'experts en psychiatrie.
La dépression, le stress et le burn-out sont fondamentalement différents

"Pour moi, c'est du stress, du burn-out, ce genre de choses. Qui n'est pas en difficulté de nos jours ? Si on commence à compter, toi et moi, on a aussi de la dépression." s'écrie le protagoniste masculin face à son collègue qui dit cela.
"Hé, la dépression, le stress et le burn-out, c'est la même chose ? Alors pourquoi sont-ils séparés ?"
Ce court-métrage montre calmement les différents aspects de la dépression et souligne qu'elle est fondamentalement différente du stress et du burn-out. En réalité, ce sont des symptômes qui nécessitent une distinction, mais beaucoup de gens les négligent et finissent par tomber malades.
Pour distinguer ces trois, il faut examiner "combien de temps l'émotion dépressive persiste". D'abord, le stress est un état de tension ou d'anxiété temporaire, qui peut être récupéré par un bref repos ou la résolution de problèmes. Le burn-out peut présenter des symptômes plus longs que le stress. Le stress peut durer des semaines ou des mois et mener à un état de léthargie. En particulier, lorsqu'on est en burn-out, la motivation au travail disparaît. Cependant, le burn-out peut encore laisser place à des plaisirs en dehors du travail, donc il peut être surmonté en ajustant l'environnement ou le rôle.
En revanche, la dépression a des manifestations subtilement différentes. Si la tristesse, la mélancolie et le sentiment de vide persistent presque tous les jours pendant plus de deux semaines, ou si des symptômes tels que l'insomnie et la perte d'appétit apparaissent, il faut suspecter une dépression. En général, le burn-out évolue souvent vers une dépression. La dépression ne se résout pas simplement par du repos ou un changement d'environnement.
En particulier, des symptômes comme la "dysthymie" dans la dépression peuvent être difficiles à reconnaître soi-même, nécessitant une observation attentive. Si une mélancolie persistante se prolonge sans que l'on s'en rende compte, on peut ne ressentir aucun intérêt pour quoi que ce soit et se sentir souvent fatigué. Si de tels symptômes sont découverts, il est nécessaire de cesser de se blâmer et de suspecter une dépression.
La dépression, un "mal" qui nécessite un traitement, pas un problème de volonté
Lorsque l'on souffre de dépression, le plus dangereux est de la considérer comme un "problème de volonté". Les mots les plus dangereux pour une personne dépressive sont des phrases comme "Pourquoi es-tu si malheureux ? Pourquoi es-tu si faible de volonté ?".
Les psychiatres soulignent que "la dépression n'est pas un problème de volonté, mais une maladie qui nécessite des traitements comme la thérapie et la médication". Comme toute autre maladie, si l'on manque le moment de traitement, la récupération prendra plus de temps. Si l'on se sent abattu et que l'on est dans un état de perte de motivation, et que l'on se retrouve à imaginer la mort, il est préférable de se rendre rapidement à l'hôpital pour obtenir un diagnostic formel.
