Diabète de type 1 : avec « cet appareil », le risque de décès diminue de 62 %

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Analyse de 17 0018 patients au Samsung Medical Center : baisse confirmée des risques d’acidocétose, d’insuffisance rénale terminale et de maladies cardiovasculaires

Le « capteur de glucose en continu », qui a simplifié la mesure de la glycémie chez les patients diabétiques, réduit aussi le risque réel de complications et même le risque de décès. Photo = Getty Image Bank
Le « capteur de glucose en continu », qui a simplifié la mesure de la glycémie chez les patients diabétiques, réduit aussi le risque réel de complications et même le risque de décès. Photo = Getty Image Bank

Pour les patients atteints de diabète de type 1, qui doivent s’administrer fréquemment de l’insuline, le capteur de glucose en continu (CGM) est un dispositif clé pour suivre au plus près les variations de la glycémie.

De nombreux patients diabétiques racontent que leur quotidien a été bouleversé par l’arrivée du capteur de glucose en continu. Auparavant, pour surveiller les fluctuations de la glycémie, ils devaient se piquer le bout des doigts toute la journée et « voir du sang ». C’était, de fait, la seule méthode : prélever du sang au bout du doigt pour mesurer la glycémie.

En général, il est recommandé aux patients diabétiques de mesurer leur glycémie juste après le réveil, puis avant et après les repas. Dans ces conditions, une personne prenant trois repas par jour devait donc effectuer au minimum 7 prélèvements quotidiens.

Ce qui a changé la donne, c’est l’arrivée du capteur de glucose en continu. Cet appareil fixe un microcapteur sur la peau et mesure automatiquement, en temps réel, les variations de la glycémie. Une fois posé, il peut mesurer la glycémie 24 heures sur 24, à des intervalles de 1 à 5 minutes.

Le capteur de glucose en continu réduit à la fois les complications et le risque de décès

Le capteur de glucose en continu ne se limite pas à améliorer le contrôle glycémique. Il réduit aussi de manière significative le risque de complications liées au diabète, ainsi que le risque de décès chez les patients diabétiques.

Une équipe du Samsung Medical Center et du Samsung Advanced Institute for Health Sciences & Technology (SAIHST) a analysé, chez 17 0018 patients adultes diabétiques, le risque de complications du diabète et de décès selon l’utilisation ou non d’un capteur de glucose en continu. L’échantillon comprenait 8 0509 personnes dans le groupe utilisant un capteur de glucose en continu et 8 0509 dans le groupe non utilisateur.

Les résultats montrent que le groupe utilisant un capteur de glucose en continu présentait un risque de complications significativement plus faible que le groupe non utilisateur.

Lorsque les patients diabétiques manquent d’insuline et ne peuvent pas utiliser le glucose comme source d’énergie, l’organisme dégrade à la place les graisses. Des substances acides appelées « corps cétoniques » s’accumulent alors dans le sang et peuvent mettre la vie en danger. On parle d’« acidocétose diabétique » : la probabilité de survenue de cette complication était inférieure de 60 % dans le groupe utilisant un capteur de glucose en continu.

La probabilité de développer une insuffisance rénale terminale était également inférieure de 57 % dans le groupe utilisateur par rapport au groupe non utilisateur. L’insuffisance rénale terminale désigne un état où la fonction des reins (rein) chute à 10 % ou moins du niveau normal, rendant impossible l’élimination des déchets et de l’eau de l’organisme.

Le risque de survenue de diverses maladies cardiovasculaires était inférieur de 72 % dans le groupe utilisateur, et le risque de décès y était également plus faible de 62 %, selon les données.

Le remboursement de l’assurance maladie ne s’applique qu’aux patients atteints de diabète de type 1

Le capteur de glucose en continu présente toutefois un inconvénient majeur : son coût. Le capteur doit être remplacé au plus tard toutes les deux semaines, ce qui entraîne des frais d’entretien réguliers d’environ 150 0000 à 200 0000 wons par mois.

À l’heure actuelle, l’assurance maladie ne s’applique qu’aux patients atteints de diabète de type 1. Chez eux, les cellules bêta du pancréas sont détruites, ce qui empêche presque totalement la production d’insuline ou entraîne une carence absolue. La gestion de la glycémie n’est possible qu’en s’administrant directement des injections d’insuline.

À l’inverse, le diabète de type 2 est une maladie dans laquelle l’insuline n’est pas correctement sécrétée ou, même lorsqu’elle l’est, ne remplit pas son rôle. La baisse de la sécrétion d’insuline et la résistance à l’insuline agissent conjointement, et divers facteurs génétique, âge, poids, niveau d’activité, entre autres influent sur la maladie. Pour ces patients, la couverture par l’assurance maladie n’est toujours pas appliquée.

Le problème, c’est que plus de 90 % des patients diabétiques en Corée sont atteints de diabète de type 2. En pratique, l’effet de réduction de la charge nationale des dépenses médicales liées au diabète reste donc limité.

Le mode de soutien fait lui aussi l’objet de critiques récurrentes. Actuellement, les patients adultes sont pris en charge à hauteur de 70 % du coût d’achat, et les patients de moins de 19 ans à hauteur de 90 %. Mais il ne s’agit pas d’un achat à prix réduit : le patient demande ensuite un remboursement des frais de soins à la Caisse nationale d’assurance maladie. Au final, il faut toujours disposer d’une somme importante au moment du traitement.

Kim Jae-hyun, professeur au service d’endocrinologie et de métabolisme du Samsung Medical Center, qui a dirigé cette étude, a déclaré : « Utiliser un capteur de glucose en continu est un moyen important pour les patients diabétiques de réduire le risque de décès et de prévenir les complications. » Il a ajouté : « Si, à l’avenir, l’élargissement du soutien de l’assurance maladie et l’éducation des patients diabétiques sont menés de concert, cela contribuera grandement à améliorer le pronostic à long terme. »

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