
Si votre poids reste stable mais que votre ventre ressort davantage et que votre tour de taille augmente, mieux vaut vérifier si de la graisse s’accumule au niveau abdominal.
La graisse viscérale s’accumule autour des organes, à l’intérieur de l’abdomen. Elle peut donc progresser sans que la balance ne change nettement. Lorsqu’elle augmente, le risque de stéatose hépatique, de diabète et d’hypertension peut aussi s’élever. D’où l’intérêt de surveiller à la fois le tour de taille et les habitudes de vie.
Si le ventre est dur et ressort vers l’avant
Si, au toucher, votre ventre paraît plus dur qu’une graisse molle et que, surtout, le haut du ventre ressort en avant de façon arrondie plus que le bas-ventre, cela peut être un signe d’augmentation de la graisse viscérale. Celle-ci s’accumule en profondeur autour des organes, et non sous la peau : elle se saisit donc mal à la main. Il n’est pas rare que le poids reste similaire alors que seul le ventre avance. On ne peut toutefois pas conclure sur la seule forme du ventre : il faut aussi examiner l’évolution du tour de taille et les habitudes de vie.
Si le poids ne change pas mais que seul le tour de taille augmente
Si le chiffre sur la balance varie à peine mais que la taille du pantalon se met à serrer ou que le tour de taille continue d’augmenter, il faut envisager une hausse de la graisse viscérale. Elle peut en effet s’accumuler d’abord au niveau abdominal, avant même une prise de poids importante. La Korean Society for the Study of Obesity (KSSO) fixe le seuil d’obésité abdominale à 90 cm ou plus chez les hommes et 85 cm ou plus chez les femmes. Mesurer le tour de taille régulièrement, à une heure similaire et selon la même méthode, aide à repérer les changements.
Si l’alcool et les repas nocturnes deviennent une habitude
Manger souvent tard le soir, ou multiplier les soirées arrosées et les boissons sucrées, fait partie des signaux typiques d’un mode de vie propice à l’accumulation de graisse viscérale. Si s’y ajoutent un manque de sommeil et un stress chronique, des modifications peuvent survenir dans les hormones qui régulent l’appétit et dans la sécrétion de cortisol, facilitant encore davantage le stockage de graisse abdominale. Si votre ventre a nettement augmenté récemment, il faut contrôler non seulement les quantités alimentaires, mais aussi la consommation d’alcool, le sommeil et la gestion du stress.
Si vous faites du sport mais que le ventre ne bouge pas
Si vous avez perdu du poids mais que le ventre ne diminue pas facilement, il faut revoir non seulement le volume d’activité physique, mais aussi l’alimentation et la composition des séances. Pratiquer régulièrement des exercices d’endurance comme la marche rapide ou la course, en y ajoutant du renforcement musculaire, aide à réduire la masse grasse tout en préservant la masse musculaire. Il est aussi important de diminuer le riz blanc, le pain, les nouilles et les biscuits — des glucides raffinés — ainsi que l’alcool et les boissons riches en sucre, et de consommer suffisamment de protéines et de légumes. Plutôt que de se priver de façon excessive, il est plus efficace de construire des habitudes alimentaires et sportives que l’on peut maintenir sur la durée.
Si la tension et la glycémie ont aussi augmenté, c’est un signal d’alerte
La graisse viscérale ne se limite pas à un problème de ventre qui ressort : elle peut accroître l’inflammation dans l’organisme et augmenter la résistance à l’insuline, aggravant la glycémie, la tension artérielle et les triglycérides. Si cette situation persiste, le risque de stéatose hépatique, de diabète de type 2, de dyslipidémie, d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral peut aussi augmenter. Si votre tour de taille continue de s’élargir et que les résultats des examens de tension ou de glycémie ont également augmenté, il est préférable de le vérifier via un bilan de santé ou une consultation.