Douleurs des tendons de l’épaule, mais la chirurgie inquiète… « son propre sang » s’impose comme une nouvelle option

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L’hôpital Yonsei Sarang obtient la reconnaissance de « nouvelle technologie médicale » pour le PRP… après le genou, le non-chirurgical s’étend à l’épaule

Le Dr Kim Chul, directeur de l’hôpital Yonsei Sarang, analyse l’échographie de l’épaule d’un patient. Photo = hôpital Yonsei Sarang

Le traitement par injection de plasma riche en plaquettes (PRP) autologue pour l’épaule, porté par l’hôpital Yonsei Sarang, a passé l’évaluation gouvernementale de sécurité et d’efficacité et a été reconnu comme une nouvelle technologie médicale. L’établissement étend ainsi l’usage non chirurgical du PRP, jusqu’ici centré sur l’arthrose du genou, aux affections tendineuses de l’épaule.

L’hôpital Yonsei Sarang a annoncé le 15 que, conformément à l’avis du ministère de la Santé et des Affaires sociales n° 2026-146, « l’injection de plasma riche en plaquettes autologue dans la tendinopathie et les ruptures partielles de la coiffe des rotateurs » avait été publiée comme nouvelle technologie médicale. Cette décision intervient après l’examen de la sécurité et de l’efficacité clinique, à la suite de la demande d’évaluation déposée par l’hôpital.

Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a publié le 7 une notification classant cette technique parmi les nouvelles technologies médicales présentant sécurité et efficacité. Les autorités ont évalué ces critères en examinant la littérature et les preuves cliniques, afin d’éviter l’utilisation indiscriminée de nouvelles méthodes thérapeutiques en pratique.

La reconnaissance en tant que nouvelle technologie médicale signifie que le traitement présente une sécurité et une efficacité jugées suffisantes pour un usage clinique, dans des indications et selon des modalités définies.

Indication : tendinopathie réfractaire après 3 mois de traitement et rupture partielle inférieure à 30 %

La coiffe des rotateurs correspond à quatre tendons qui entourent l’articulation de l’épaule et permettent de lever et de faire tourner le bras. Lorsque ces tendons s’affaiblissent sous l’effet d’un usage répétitif ou de changements dégénératifs, des douleurs et une baisse de la fonction apparaissent ; si la lésion progresse, elle peut évoluer vers une rupture partielle, avec déchirure d’une partie du tendon.

Les injections de PRP reconnues cette fois s’adressent aux patients atteints de tendinopathie de la coiffe des rotateurs dont les symptômes ne se sont pas améliorés malgré au moins trois mois de traitement conservateur, notamment par antalgiques. En cas de rupture partielle de la coiffe des rotateurs confirmée à l’imagerie, l’étendue de la rupture doit être inférieure à 30 %. Les ruptures transfixiantes (pleine épaisseur) ou les ruptures partielles de grande étendue ne sont pas incluses dans cette reconnaissance.

L’injection de PRP consiste à prélever le sang du patient, puis à le centrifuger afin d’obtenir un plasma riche en plaquettes, ensuite injecté dans la zone lésée. La notification précise la technique : le PRP doit être injecté seul, soit dans la bourse sous-acromiale (poche amortissante située sous l’acromion de l’omoplate, qui limite les frottements entre tendon et os), soit directement dans le tendon de la coiffe des rotateurs.

L’objectif du traitement n’est pas de régénérer complètement un tendon rompu, mais de réduire la douleur et d’améliorer la fonction de l’épaule. Dans la littérature évaluée, aucune complication grave ni effet indésirable n’a été rapporté ; la douleur et la raideur musculaire pouvant survenir après l’injection ont été jugées d’un niveau comparable à celui observé lors d’injections courantes.

Du genou à l’épaule : extension du champ des traitements non chirurgicaux

Jusqu’à présent, l’hôpital Yonsei Sarang a accumulé une expérience clinique en pratiquant des injections de PRP chez des patients souffrant d’arthrose du genou. Avec cette reconnaissance en tant que nouvelle technologie médicale, il étend le champ des traitements non chirurgicaux utilisant le sang du patient, au-delà de l’articulation du genou, aux pathologies de la coiffe des rotateurs de l’épaule.

L’établissement prévoit de renforcer son dispositif de traitements non chirurgicaux en fonction de la zone lésée et du stade d’évolution des atteintes articulaires et tendineuses, en ajoutant le PRP de l’épaule à l’injection de fraction stromale vasculaire (SVF) dérivée du tissu adipeux autologue, appliquée à l’arthrose du genou de stade intermédiaire, ainsi qu’au PRP du genou.

Toutefois, l’injection de PRP ne remplace pas la chirurgie pour tous les patients atteints de la coiffe des rotateurs. Au début, on privilégie les traitements médicamenteux, la physiothérapie, ainsi que l’exercice et la rééducation. Si la douleur persiste, il faut décider de l’indication du PRP en évaluant globalement l’étendue de la rupture, la baisse de force musculaire et les limitations dans la vie quotidienne. Si la lésion tendineuse est importante ou si la perte fonctionnelle est sévère, d’autres traitements, comme une chirurgie de suture, peuvent être nécessaires.

Ko Yong-gon, directeur de l’hôpital Yonsei Sarang, a déclaré : « La reconnaissance de cette injection de PRP pour l’épaule comme nouvelle technologie médicale est significative en ce qu’elle élargit, après le genou, les bases du traitement non chirurgical utilisant le sang du patient aux maladies de l’épaule. » Il a ajouté : « Sur la base de l’expérience clinique accumulée et de recherches fondées sur les preuves, nous proposerons des options de traitement non chirurgical adaptées à l’état de chaque patient. »

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