Tiers moyen trop long : réduire « cette zone » ?… « Vous risquez au contraire de déséquilibrer les proportions du visage »

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[Les principes de la chirurgie esthétique selon Park Jun-gyu] 〈/br〉 L’ère de l’« obsession du tiers moyen » (3) Les interventions qui font paraître le tiers moyen encore plus long

Lors de l’épisode précédent, j’ai expliqué que les personnes dont la partie centrale du visage (tiers moyen) paraît longue doivent être particulièrement prudentes avec les interventions visant à réduire la longueur du front ou du menton. Si l’on réduit le front ou le menton sous prétexte que le visage paraît long, le tiers moyen, au contraire, semblera relativement encore plus long. Or, en dehors des opérations qui réduisent la longueur globale du visage, il existe aussi des chirurgies et des actes qui déséquilibrent le volume et l’harmonie du visage, donnant l’impression que le tiers moyen est plus long.

En réalité, éviter les visages dont le tiers moyen paraît long n’est pas une tendance propre à la société coréenne récente. Même en Occident, où les visages sont en moyenne plutôt longs et étroits, ce type de visage a souvent été perçu comme donnant une impression de fatigue, de manque de raffinement et de vieillissement.

Cette tendance apparaît clairement dans le film d’animation Disney de 1950 〈Cendrillon〉. À l’époque, Disney décrivait de façon assez directe le lien entre apparence et personnalité. Les demi-sœurs de Cendrillon sont représentées comme des personnages incultes, frivoles et cupides, et leurs visages partagent un trait commun : ce que nous ressentons souvent comme « un tiers moyen qui paraît long ».

L’important, c’est que cette impression ne vient pas uniquement de la longueur du tiers moyen. Le point essentiel est ailleurs. Le menton est en retrait, la bouche s’entrouvre, le philtrum paraît saillant, et les tissus du visage semblent tomber vers le bas. Ces éléments agissent ensemble pour créer une « impression de vieillissement et de lourdeur ».

Autrement dit, le cœur de ce que l’on appelle couramment un « tiers moyen long » n’est pas simplement un problème de longueur de la partie centrale du visage. Il s’agit plutôt d’une « insuffisance de soutien du bas du visage (pointe du menton) et d’une impression de relâchement des tissus ».

C’est pourquoi, sur ce type de visage, il faut être particulièrement prudent avec les interventions qui réduisent le volume du menton ou le reculent. Quand le menton recule, les commissures des lèvres ont tendance à s’affaisser et la bouche s’entrouvre plus facilement. Le philtrum paraît alors plus long et, en cherchant à fermer la bouche en forçant, le philtrum peut être tiré vers le bas et paraître encore plus saillant. De plus, si le soutien autour de la bouche s’affaiblit, les joues semblent aussi tomber vers le bas, ce qui donne l’impression que le tiers moyen est plus long.

Quand on observe les visages que l’on appelle « visages au tiers moyen long », leur essence est finalement celle d’un « visage avec un bas du visage insuffisant ». Photo = Clinique de chirurgie esthétique Sures
Quand on observe les visages que l’on appelle « visages au tiers moyen long », leur essence est finalement celle d’un « visage avec un bas du visage insuffisant ». Photo = Clinique de chirurgie esthétique Sures

Autrement dit, dans un visage où le tiers moyen paraît long, le cœur du problème est que le menton est insuffisant, ce qui met relativement davantage en avant la partie centrale du visage. Or, si l’on ne tient pas compte de cette cause et que l’on rend le menton encore plus petit ou qu’on le recule, le tiers moyen paraîtra au contraire encore plus long. Lorsque le soutien du menton diminue, l’ombre des plis de marionnette s’accentue, les joues semblent davantage affaissées et la frontière entre la ligne du cou et la ligne mandibulaire devient plus floue. Au final, loin de rendre le visage plus court et plus jeune, cela peut accentuer la lourdeur du tiers moyen et renforcer une impression de vieillissement.

Ensuite, il faut se méfier des opérations et des actes qui font descendre le volume du tiers moyen ou qui réduisent le volume de la partie supérieure.

Le volume de la partie supérieure du tiers moyen, incluant l’avant des joues et la zone sous-orbitaire, est un élément clé pour donner au visage un aspect vivant et jeune. Mais si l’on réduit excessivement les pommettes vers l’intérieur, ou si le soutien de la graisse et des tissus mous du tiers moyen s’affaiblit, le centre de la joue descend et le dessous des yeux paraît creusé. Les gens ont alors souvent l’impression que « le tiers moyen s’est allongé » et que « le visage paraît plus fatigué et émacié ».

Si l’on observe l’évolution du visage de la chanteuse Taeyeon, on ne ressentait auparavant absolument pas l’impression d’un tiers moyen long. Mais on peut constater qu’une perte de poids ou une diminution du volume des joues et du menton a créé visuellement une impression de tiers moyen plus long.

À l’inverse, il faut aussi être prudent lorsqu’on injecte des fillers ou de la graisse dans l’avant des joues au motif que le tiers moyen paraît long et plat. Sur un visage où les tissus des joues ont déjà migré vers le bas, les tissus affaissés s’accumulent autour de la bouche et le long de la ligne mandibulaire, ce qui abaisse les commissures et donne l’impression d’un philtrum plus long. Dans cet état, si l’on ajoute un volume lourd en voulant simplement combler une zone creusée, les tissus peuvent ne pas supporter ce poids et s’affaisser davantage. Si le point de projection de l’avant de la joue descend non pas à sa position haute naturelle, mais vers le côté du nez ou près de la bouche, cela ne fait qu’accentuer la lourdeur du tiers moyen.

Pour ces raisons, la réduction des pommettes doit elle aussi être envisagée avec beaucoup de prudence selon la morphologie du visage. Beaucoup choisissent cette intervention en espérant que réduire l’os saillant rendra le visage plus petit et diminuera aussi l’espace du tiers moyen. Bien sûr, selon la forme du visage, cela peut aider. Le problème survient lorsque, après l’opération, un affaissement des joues apparaît.

Même si les pommettes ont été réduites, si la graisse des joues descend, le philtrum latéral paraît plus long et, avec l’augmentation de la lourdeur autour de la bouche, l’impression d’un « tiers moyen allongé » peut au contraire se renforcer.

Il est également connu que l’animatrice Kim Song a subi une réduction du philtrum peu de temps après une réduction des pommettes. Il est possible que cela soit dû à un affaissement des joues après la chirurgie des pommettes.

Après une réduction des pommettes, Kim Song a subi une réduction du philtrum peu de temps après. La cause pourrait être la descente des joues, rendant le philtrum latéral plus long. Photo = réseaux sociaux de Kim Song
Après une réduction des pommettes, Kim Song a subi une réduction du philtrum peu de temps après. La cause pourrait être la descente des joues, rendant le philtrum latéral plus long. Photo = réseaux sociaux de Kim Song

J’ai répété à plusieurs reprises que l’une des interventions typiquement inadaptées chez les personnes qui ont l’impression d’un tiers moyen long est la réduction du philtrum. Le menton recule, le philtrum est mis en avant, et en tirant le philtrum vers le bas pour fermer une bouche entrouverte, il paraît plus long ; couper le philtrum ne résout donc pas la cause du problème. Au contraire, le centre de la lèvre supérieure se soulève en forme de « V », rendant la fermeture de la bouche encore plus difficile, et il est fréquent de ne laisser qu’une exposition artificielle des incisives et des cicatrices.

Certains envisagent aussi une chirurgie des commissures des lèvres parce que celles-ci s’abaissent en suivant le menton. Mais ce type d’intervention tend également à créer des cicatrices gênantes difficiles à corriger, sans résoudre le manque de soutien du bas du visage, qui est la véritable cause. En fin de compte, toucher de force uniquement au contour de la bouche n’améliore pas l’« impression de tiers moyen long ».

La rhinoplastie peut soit compenser l’impression d’un tiers moyen long, soit au contraire l’aggraver. Dans la mesure où le nez ajoute du relief au visage, une rhinoplastie appropriée peut atténuer dans une certaine mesure l’impression d’un tiers moyen trop long. En particulier, lorsque le nez est court et que le philtrum paraît long, on peut aussi en attendre un effet compensateur. Mais à l’inverse, il faut se méfier des interventions qui allongent et affinent excessivement la pointe du nez, comme dans certains styles très en vogue. Si l’on utilise du cartilage costal pour prolonger nettement la pointe vers le bas, la longueur physique du tiers moyen augmente forcément. Surtout chez les visages typiques où le menton est insuffisant et où le tiers moyen paraît déjà long, allonger le nez peut au contraire rendre le tiers moyen encore plus long et plus lourd.

Photo publicitaire d’une clinique de chirurgie esthétique chinoise, où la préférence pour un nez très marqué est plus forte que chez nous. Sur un visage typique où le menton est insuffisant et où le tiers moyen paraît long, allonger le nez fait paraître le tiers moyen encore plus long.
Photo publicitaire d’une clinique de chirurgie esthétique chinoise, où la préférence pour un nez très marqué est plus forte que chez nous. Sur un visage typique où le menton est insuffisant et où le tiers moyen paraît long, allonger le nez fait paraître le tiers moyen encore plus long.

Le lifting endoscopique du front, qui présente de nombreux avantages, doit évidemment aussi être abordé avec prudence chez les visages au tiers moyen long. En effet, il s’agit d’une intervention qui remonte les sourcils et augmente la longueur du tiers moyen. Bien qu’elle influence directement la longueur visuelle du tiers moyen, il arrive que certains la subissent sans prendre ce point en compte, puis se plaignent ensuite d’une insatisfaction liée à l’impression d’un tiers moyen allongé.

Photo = Clinique de chirurgie esthétique Sures
Photo = Clinique de chirurgie esthétique Sures

De nos jours, diverses opérations et procédures sont réalisées sous le nom de « réduction du tiers moyen ». Cependant, comme je l’ai répété, il est rare que la longueur absolue du tiers moyen soit, à l’origine, le véritable problème. Le problème réside dans le manque de soutien du bas du visage, la lourdeur autour de la bouche, la migration du volume vers le bas, et la sensation de vieillissement qu’ils produisent. Dans ce cas, une approche intitulée « réduction du tiers moyen » a de fortes chances de passer à côté de l’essence du problème dès le départ.

Même si le nom peut sembler convaincant, une chirurgie ou une procédure fondée sur une mauvaise identification de la cause a du mal à produire un bon résultat. Le visage n’est pas une structure qui s’améliore simplement en coupant ou en réduisant une zone précise. Il faut d’abord comprendre ce qui manque, ce qui s’affaisse et où le relief s’est effondré.

Dans le prochain épisode, qui sera aussi le dernier (partie 4), j’expliquerai quelles sont les solutions anatomiques et fondamentales nécessaires pour un visage dont le tiers moyen paraît long.

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