“Se lever tard et être actif l'après-midi”… Le risque de ‘cette maladie’ augmente

| schedule Saisir:

Le pic d'activité après 14 heures et un rythme biologique faible montrent une corrélation avec un risque accru de démence

Une étude a révélé que les personnes ayant un rythme circadien faible peuvent avoir un risque accru de démence. Photo=Getty Images Bank

Une étude a révélé que les personnes ayant un rythme circadien faible ou fragmenté peuvent avoir un risque accru de démence. En particulier, une corrélation a été observée entre un pic d'activité tardif, après 14 heures, et une augmentation du risque de démence. Cependant, cette étude montre une corrélation et non une relation de cause à effet, ce qui nécessite une interprétation prudente.

Le rythme circadien est notre horloge biologique, régulant divers processus physiologiques tels que le cycle veille-sommeil de 24 heures, la sécrétion d'hormones, la digestion et la régulation de la température corporelle. Ce rythme est contrôlé par le cerveau, et l'exposition à la lumière joue un rôle clé en tant que signal. Un rythme circadien fort signifie que les cycles d'activité et de repos sont distincts, maintenant des heures de sommeil et d'activité relativement constantes malgré les changements saisonniers ou d'emploi du temps. En revanche, un rythme faible est facilement perturbé par des changements de lumière ou de mode de vie.

Un rythme circadien faible est lié à un risque accru de démence

Une équipe de recherche de l'UT Southwestern Medical Center aux États-Unis a étudié 2183 personnes âgées d'une moyenne de 79 ans, sans démence au début de l'étude. Les participants ont porté un petit moniteur cardiaque attaché à leur poitrine pour enregistrer leurs modèles de repos et d'activité pendant une moyenne de 12 jours, et l'équipe de recherche les a suivis pendant environ 3 ans. Au cours de cette période, 176 participants ont reçu un diagnostic de démence.

L'équipe de recherche a analysé plusieurs indicateurs pour évaluer l'intensité du rythme circadien, utilisant l'amplitude relative comme indicateur clé. L'amplitude relative signifie la différence entre le moment le plus actif de la journée et le moment le moins actif, et une valeur plus élevée indique un rythme circadien plus fort.

En d'autres termes, un rythme circadien fort signifie qu'il y a beaucoup d'activité pendant la journée et un repos la nuit, ce qui indique que l'horloge biologique est bien synchronisée avec le cycle de 24 heures. En revanche, un rythme circadien faible signifie que les frontières entre l'activité et le repos sont floues, rendant le rythme veille-sommeil irrégulier et facilement perturbé par l'environnement extérieur.

En comparant les participants divisés en trois groupes, dans le groupe avec le rythme le plus fort (728 personnes), 31 ont été diagnostiqués avec la démence, tandis que dans le groupe le plus faible (727 personnes), 106 ont été diagnostiqués. Même après avoir ajusté pour des facteurs pouvant influencer tels que l'âge, la pression artérielle et les maladies cardiaques, le risque de démence dans le groupe avec un rythme faible était environ 2,5 fois plus élevé. Chaque réduction d'un écart-type de l'amplitude relative a entraîné une augmentation de 54 % du risque de démence.

Un pic d'activité tardif augmente le risque

Le moment où les gens sont les plus actifs pendant la journée a également été un indicateur important. Comparé aux personnes dont le pic d'activité se situe entre 13h11 et 14h14, celles dont le pic se situe après 14h15 avaient un risque de démence 45 % plus élevé.

En réalité, dans le groupe le plus actif tôt, 7 % ont reçu un diagnostic de démence, tandis que dans le groupe tardif, 10 % ont été diagnostiqués. L'équipe de recherche a analysé que le fait que le pic d'activité soit tardif pourrait indiquer une discordance entre l'horloge biologique et les signaux environnementaux tels que la lumière et l'obscurité.

La Dr. Wendy Wang, auteur de l'étude, a déclaré : “La perturbation du rythme circadien peut modifier des processus corporels tels que la réponse inflammatoire et perturber le sommeil, ce qui pourrait augmenter l'accumulation de plaques amyloïdes associées à la démence ou réduire leur élimination. Il est nécessaire de vérifier dans de futures études si des interventions sur le rythme circadien, telles que la luminothérapie ou l'ajustement des habitudes de vie, peuvent réduire le risque de démence.”

Par ailleurs, l'équipe de recherche a noté que cette étude avait des limites, notamment le fait de ne pas avoir suffisamment d'informations sur les troubles du sommeil tels que l'apnée du sommeil.

Les résultats de cette étude ont été publiés récemment dans le journal académique de l'American Academy of Neurology 《Neurology》 sous le titre ‘Association Between Circadian Rest-Activity Rhythms and Incident Dementia in Older Adults’.

[Questions Fréquemment Posées]

Q1. Que signifie un rythme circadien faible ?
A. Cela signifie qu'il n'y a pas de distinction claire entre l'activité et le repos pendant la journée, et que les heures de sommeil et d'éveil ne sont pas régulières. Il est caractérisé par une sensibilité aux changements d'exposition à la lumière ou de programme de vie.

Q2. Être plus actif l'après-midi signifie-t-il que cela provoque directement la démence ?
A. Non. Cette étude n'a pas prouvé de relation de cause à effet, mais a montré qu'un pic d'activité tardif ou un rythme biologique faible est associé à un risque accru de démence.

Q3. Améliorer l'horloge biologique peut-il réduire le risque de démence ?
A. Il n'y a pas encore de conclusion définitive. Cependant, l'équipe de recherche a suggéré que des interventions renforçant le rythme circadien, telles que la luminothérapie et des habitudes de vie régulières, pourraient être bénéfiques, soulignant la nécessité d'études supplémentaires.

×