
Un cas rare a été rapporté où une nécrose et des ulcères cutanés étendus se sont développés au site d'injection après l'administration d'une injection musculaire d'analgésique couramment utilisé. Le personnel médical a averti que les traitements par injection, qui sont couramment pratiqués, peuvent parfois entraîner de graves complications cutanées.
Selon un article récent publié dans la revue scientifique internationale 《Cureus》, le patient en question est un homme de 51 ans qui, après avoir ressenti des douleurs dans les deux jambes, a reçu une injection musculaire de diclofénac, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), dans les fesses à l'hôpital local. Le patient n'a ressenti aucune anomalie immédiatement après l'injection, mais environ deux heures plus tard, il a commencé à ressentir une douleur au site d'injection, qui s'est aggravée pendant la nuit avec une douleur intense.
Par la suite, une rougeur est apparue sur la peau au site d'injection, qui a progressivement changé de couleur pour devenir noire, avec des peaux qui se détachaient et des ulcères accompagnés de douleur. Lorsque les symptômes se sont aggravés, le patient s'est rendu à l'hôpital.
Confirmation d'une nécrose étendue des fesses... Diagnostic du syndrome de Nicolau
À son arrivée, les signes vitaux du patient étaient stables et son état général était relativement bon. Cependant, lors de l'examen dermatologique, des lésions cutanées nécrotiques étendues d'environ 10×15 cm ont été observées sur les deux fesses. Le pouls périphérique des membres inférieurs était normal et aucune obstruction des vaisseaux principaux n'a été constatée.
Le personnel médical a envisagé des diagnostics différentiels tels que la fasciite nécrosante et la cellulite, mais en raison de la douleur aiguë survenue après l'injection, suivie d'une décoloration cutanée et d'une nécrose, le diagnostic de syndrome de Nicolau a été posé.
Après son admission, le patient a commencé un traitement antibiotique intraveineux étendu, ainsi qu'une excision des tissus nécrotiques et des pansements quotidiens. Il a bien réagi au traitement, les tissus nécrotiques se sont détachés et la réépithélialisation a suivi. Le patient a été libéré après avoir reçu une prescription d'antibiotiques oraux et une éducation sur les soins des plaies, et il est actuellement sous observation externe.
Une maladie rare liée aux injections, le syndrome de Nicolau
Le syndrome de Nicolau est une maladie rare mais grave qui survient après des traitements par injection, tels que des injections musculaires. Il se caractérise par une douleur intense au site d'injection et une décoloration cutanée, suivies d'ischémie et de nécrose tissulaire. Au début, il peut être facilement confondu avec une douleur post-injection simple, mais à mesure qu'il progresse, il peut entraîner des dommages cutanés étendus, des infections et, dans les cas graves, des complications menaçant la vie telles que la septicémie.
Cette maladie a été rapportée pour la première fois au début des années 1920, lorsque Nicolau et Prodenital ont administré des injections de sels de bismuth pour traiter la syphilis. Il est maintenant connu qu'elle peut survenir non seulement après des injections musculaires, mais aussi après des injections artérielles, veineuses, intra-articulaires et sous-cutanées.
Le syndrome de Nicolau n'est pas limité à des médicaments spécifiques. Diverses injections couramment utilisées, y compris les AINS, la pénicilline, les stéroïdes, la vitamine K et les vaccins, ont été rapportées comme causes. De plus, des cas ont été signalés après des procédures telles que des injections de remplissage d'acide hyaluronique, de mésothérapie et de sclérothérapie.
Le mécanisme de la maladie n'est pas encore clairement établi, mais il est suggéré que des spasmes vasculaires causés par la stimulation de l'aiguille, la formation d'emboles due à des médicaments visqueux et la constriction des vaisseaux après l'injection sont des mécanismes clés qui provoquent l'ischémie et la nécrose tissulaire. En particulier, le diclofénac est un inhibiteur de la cyclooxygénase (COX) qui inhibe la synthèse des prostaglandines et pourrait jouer un rôle dans l'apparition du syndrome de Nicolau en provoquant une vasoconstriction.
La détection précoce influence le pronostic... Importance de la formation du personnel médical
Le syndrome de Nicolau peut survenir dans diverses zones, y compris les cuisses, les bras, les fesses, l'abdomen, ainsi que les genoux et les épaules. Les chercheurs soulignent que « les injections sont perçues comme un traitement courant et relativement sûr, mais des complications graves peuvent survenir rarement » et que « si une douleur anormalement intense ou une décoloration cutanée rapide se produit après une injection, une évaluation immédiate est nécessaire ».
De plus, « bien que la physiopathologie ne soit pas encore complètement élucidée, un diagnostic précoce et un traitement rapide influencent considérablement le pronostic », ajoutant que « la formation du personnel médical sur les principes d'administration des injections et la reconnaissance des complications est essentielle pour réduire l'incidence du syndrome de Nicolau ».
[Questions Fréquemment Posées]
Q1. Quelle est la rareté du syndrome de Nicolau ?
A. Le syndrome de Nicolau est une complication rare avec une fréquence d'apparition très faible, mais il peut survenir après des actes médicaux courants tels que des injections musculaires ou des procédures dermatologiques. Bien qu'il soit rare, une fois qu'il se produit, il peut entraîner des complications graves telles que la nécrose tissulaire et des infections, nécessitant une attention particulière.
Q2. La douleur après une injection est-elle toujours un signal de danger ?
A. Une douleur post-injection normale peut apparaître temporairement. Cependant, si la douleur est anormalement intense ou s'aggrave rapidement, et que la couleur de la peau devient pâle ou noire, des complications telles que le syndrome de Nicolau doivent être suspectées, et une évaluation médicale immédiate est nécessaire.
Q3. Existe-t-il des moyens de prévenir le syndrome de Nicolau ?
A. Bien qu'aucune méthode de prévention précise n'ait été établie, il est important de respecter les techniques d'injection appropriées et d'observer attentivement les réactions anormales des patients après l'injection. En cas de douleur intense ou de changement cutané après l'injection, il est utile de consulter rapidement un hôpital pour éviter une progression sévère.