Radioligand-thérapie : Novartis arrête le développement du candidat Lu-NeoB

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Les premiers essais cliniques n’ont pas apporté de preuves d’efficacité suffisantes pour passer à l’étape suivante

Novartis met fin au développement de son candidat de radioligand-thérapie « Lu-NeoB », faute de résultats cliniques suffisants, et poursuit ses investissements dans Pluvicto et dans son pipeline de nouvelle génération. Photo = Novartis
Novartis met fin au développement de son candidat de radioligand-thérapie « Lu-NeoB », faute de résultats cliniques suffisants, et poursuit ses investissements dans Pluvicto et dans son pipeline de nouvelle génération. Photo = Novartis

Novartis a interrompu le développement de « Lu-NeoB », un candidat anticancéreux conçu pour cibler les cellules tumorales et y délivrer, de manière concentrée, des rayonnements. Les résultats des premiers essais cliniques n’ont pas apporté d’éléments suffisants pour justifier la poursuite du programme.

Cette approche thérapeutique est appelée radioligand-thérapie (Radioligand Therapy, RLT). Elle consiste à fixer un isotope radioactif à une molécule capable de reconnaître une cible spécifique des cellules cancéreuses, afin d’émettre des rayonnements au plus près des cellules tumorales.

Le groupe a annoncé, le 21 (heure locale), qu’il mettait un terme à tout nouveau développement ainsi qu’aux essais cliniques ultérieurs de son candidat de radioligand-thérapie « lutétium-NeoB » (Lutetium-NeoB, Lu-NeoB). Novartis estime que les résultats initiaux ne constituent pas une preuve d’efficacité suffisamment solide pour passer à l’étape suivante. Aucun problème de sécurité nouveau ou inattendu n’a toutefois été identifié, et les patients déjà inclus dans les essais continueront d’être suivis conformément au protocole en vigueur.

Lu-NeoB est un traitement conçu pour cibler le récepteur du peptide libérant la gastrine (Gastrin-Releasing Peptide Receptor, GRPR), présent dans plusieurs tumeurs solides, notamment certains cancers du sein et de la prostate, et pour y acheminer l’isotope radioactif lutétium-177. La radioligand-thérapie repose sur l’association d’un isotope radioactif à une molécule qui reconnaît une cible spécifique des cellules cancéreuses, afin de concentrer l’irradiation sur la tumeur. Novartis évaluait Lu-NeoB dans le cancer du sein avancé et dans diverses tumeurs solides exprimant GRPR, en association avec d’autres anticancéreux.

Malgré l’arrêt de ce candidat, la stratégie d’investissement de Novartis dans la radioligand-thérapie reste inchangée.

Vas Narasimhan, directeur général (CEO) de Novartis, a déclaré : « Même après l’arrêt du développement de Lu-NeoB, l’engagement de l’entreprise envers cette approche thérapeutique n’a absolument pas changé. »

Le groupe développe ses activités autour de « Pluvicto », traitement du cancer de la prostate, et de « Lutathera », traitement des tumeurs neuroendocrines. Au deuxième trimestre 2026, les ventes de Pluvicto ont atteint 651 millions de dollars (environ 960 milliards de wons), en hausse de 43 % sur un an. Cette progression s’explique par l’augmentation de son utilisation chez des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, à un stade précédant l’instauration d’une chimiothérapie à base de taxanes — dont le docétaxel, qui inhibe la division des cellules cancéreuses — ainsi que par l’amélioration de l’accès au traitement.

Le développement du pipeline se poursuit également. Le radioligand thérapeutique « 225Ac-PSMA-617 », à base d’actinium-225 et ciblant le cancer de la prostate, est en cours d’évaluation en essai clinique de phase 1. Par ailleurs, d’autres candidats visant diverses cibles — notamment DLL3 et HER2, ainsi que la protéine d’activation des fibroblastes (FAP), fréquemment présente dans les tissus entourant la tumeur — sont entrés en essais cliniques précoces et intermédiaires.

Novartis mène en parallèle des investissements dans les conjugués anticorps-médicament (Antibody-Drug Conjugate, ADC). Le groupe a récemment conclu un accord pour acquérir la société britannique Myricx Bio, qui dispose de candidats ADC au stade préclinique et de technologies d’administration de médicaments, pour un montant initial de 1,1 milliard de dollars (environ 1 620 milliards de wons) et jusqu’à 1,5 milliard de dollars (environ 2 220 milliards de wons) au total, primes de performance incluses. L’objectif est de renforcer une stratégie anticancéreuse consistant à utiliser de manière sélective la radioligand-thérapie et les ADC selon le type et les caractéristiques du cancer.

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