
Dans une main, une ombrelle ; dans l’autre, un ventilateur de poche.
Par une chaleur étouffante, si vous ne deviez emporter qu’un seul des deux, lequel choisir ?
Pour marcher en plein soleil, l’ombrelle doit passer en premier. Le ventilateur de poche brasse de l’air, mais il ne fait pas écran à la chaleur que le soleil transmet au corps.
D’abord, bloquer la chaleur apportée par le soleil
Si la chaleur devient particulièrement difficile à supporter au soleil, c’est parce qu’à la température de l’air s’ajoute la chaleur que la lumière solaire transmet directement au corps : la chaleur radiative. Un ventilateur de poche ne peut pas l’arrêter. Il aide surtout la sueur à s’évaporer, ce qui procure une sensation de fraîcheur.
L’ombrelle, elle, réduit la chaleur qui pénètre dans le corps en bloquant le soleil direct. Autre avantage : elle crée de l’ombre non seulement sur la tête et le visage, mais aussi sur les épaules et une partie du haut du corps.
Des mesures réalisées par une équipe de recherche japonaise sous un soleil intense montrent que l’usage d’une ombrelle a fait baisser en moyenne de 1,8 degré l’indice de stress thermique à hauteur de tête, par rapport à une situation sans ombre. Cet indice reflète à la fois la température et l’humidité, la chaleur du soleil et le vent.
Un chapeau protège aussi du soleil, mais la zone d’ombre reste limitée. Et si l’aération est insuffisante, la chaleur peut stagner autour de la tête. Pour une marche prolongée à l’extérieur, une ombrelle ou un parapluie anti-UV est plus avantageux.
Un ventilateur de poche n’est pas un climatiseur
Un ventilateur de poche ne fait pas baisser la température de l’air ambiant. Il envoie de l’air sur la peau pour favoriser l’évaporation de la sueur. Lorsque la sueur s’évapore, la chaleur de la peau s’évacue aussi, ce qui procure une sensation de fraîcheur. À l’ombre ou en intérieur, il peut aider à réduire la chaleur ressentie.
Mais le flux d’air d’un ventilateur de poche atteint surtout le visage et le cou : difficile d’y voir un moyen de refroidir tout le corps. Si l’air est très humide et que la sueur s’évapore mal, l’effet rafraîchissant diminue ; et les jours où la température est excessivement élevée, un air déjà chaud peut, au contraire, ajouter de la chaleur au corps.
L’Organisation mondiale de la santé avertit qu’au-delà de 40 degrés, le souffle d’un ventilateur peut réchauffer davantage le corps. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis indiquent également que, lors de journées très chaudes, un ventilateur seul ne permet pas de prévenir les maladies liées à la chaleur, et recommandent de se rafraîchir dans un lieu climatisé. Les personnes âgées, celles atteintes de maladies chroniques et celles déjà en manque d’hydratation doivent redoubler de prudence.
Ombrelle d’abord, ventilateur de poche en complément
À l’extérieur, mieux vaut d’abord se protéger du soleil avec une ombrelle, puis aider l’évaporation de la sueur avec un ventilateur de poche. Boire fréquemment de l’eau et se reposer à l’ombre ou dans un espace climatisé permet aussi de réduire le risque de maladies liées à la chaleur.
Selon la Korea Disease Control and Prevention Agency, le nombre de patients souffrant de maladies liées à la chaleur a atteint 4 0460 en 2025, soit une hausse de 20,4 % par rapport à 2024 (3 0704). Le nombre estimé de décès liés à la chaleur s’est élevé à 29. En particulier, sur les 12 jours du 20 au 31 juillet, 1 0341 cas ont été recensés, soit environ 30 % des patients de l’année.
L’ombrelle est un outil à emporter en priorité, mais elle ne suffit pas, à elle seule, face à la canicule. Pour des activités exposant plusieurs heures au soleil — comme le golf, le football, des événements en plein air ou le travail sur site — il vaut mieux, si possible, déplacer l’horaire tôt le matin ou en fin d’après-midi. S’il est difficile d’éviter la tranche de 12 heures à 17 heures, il est souhaitable d’entrer à intervalles réguliers dans un endroit ombragé ou frais en intérieur afin de faire baisser la température du corps.

Kim Ho-jung, professeur de médecine d’urgence à l’hôpital Bucheon de l’université Soonchunhyang, a déclaré : « Les abris d’ombre et les parapluies anti-UV sont la mesure de prévention la plus simple mais la plus sûre pour sauver des vies lors des activités estivales en extérieur », ajoutant : « Si vous devez absolument pratiquer une activité en plein air par temps très chaud, vous devez impérativement respecter les consignes de prévention des maladies liées à la chaleur. »
En cas de vertiges, maux de tête, nausées, crampes musculaires ou transpiration excessive, il faut immédiatement arrêter l’activité. Déplacez la personne dans un endroit frais, desserrez ses vêtements, puis faites baisser sa température corporelle.
Ce n’est que si la personne est pleinement consciente qu’il faut lui faire boire lentement de l’eau ou une boisson pour sportifs. Si sa conscience s’altère ou si elle s’effondre, ne lui faites pas boire de force et appelez immédiatement le 119.
Les jours de fort ensoleillement, ne mettez pas seulement un ventilateur de poche dans votre sac : emportez aussi une ombrelle. Pour prévenir les maladies liées à la chaleur, l’ordre est le suivant : d’abord bloquer le soleil direct, ensuite favoriser l’évaporation de la sueur avec le vent, puis ajouter hydratation et repos.
