« Quand le foie et les reins se durcissent soudainement »… Médicaments et compléments : ce qui arrive lorsqu’on les prend « comme ça »

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Il n’avait pris qu’un simple médicament contre le rhume… et a pourtant développé une atteinte hépatique toxique

Pour éviter les risques, médicaments et compléments alimentaires doivent être pris à la dose indiquée, après lecture attentive de la notice. Photo = Getty Image Bank
Pour éviter les risques, médicaments et compléments alimentaires doivent être pris à la dose indiquée, après lecture attentive de la notice. Photo = Getty Image Bank

Certains avalent chaque jour plusieurs médicaments, compléments alimentaires et suppléments, dans l’idée de « protéger » leur santé. Mais l’excès peut produire l’effet inverse et l’altérer. Autrement dit, on dépense de l’argent pour abîmer son propre corps. Il arrive aussi que des personnes les prennent sans même lire les modalités d’utilisation. Dans l’organisme, le foie et les reins filtrent les substances potentiellement toxiques issues des médicaments et des compléments. Mais lorsque les doses dépassent les recommandations, ces organes peuvent, eux aussi, être endommagés.

Il a pris beaucoup de vitamine D… le cœur, les poumons et les reins peuvent eux aussi se durcir

La vitamine D contribue à la santé osseuse et au bon fonctionnement du système immunitaire. Elle est utile lorsqu’elle est prise avec du calcium. À forte dose, en revanche, elle peut favoriser une hypercalcémie. Des nausées, des vomissements et une sensation de faiblesse peuvent apparaître ; si un taux élevé de calcium dans le sang persiste des symptômes de calcification peuvent survenir, avec un durcissement progressif du cœur, des poumons et des reins (données de l’Agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies). Parmi les compléments, la vitamine D, en particulier, doit faire l’objet d’un échange sur la posologie avec un médecin ou un pharmacien. En cas d’intoxication, il faut arrêter immédiatement la prise du complément. Une prise en charge à l’hôpital par perfusion, ainsi que des examens et un traitement de l’hypercalcémie, sont nécessaires

Il n’a pris qu’un simple médicament contre le rhume… prudence avec les remèdes à base de plantes, compléments santé et pratiques de médecine populaire

En Corée du Sud, les causes rapportées d’atteinte hépatique toxique incluent des médicaments, des remèdes à base de plantes, des compléments santé et des pratiques de médecine populaire. L’atteinte hépatique toxique correspond à une dégradation du foie lorsque la quantité de toxines entrant dans l’organisme augmente. Un médicament emblématique pouvant provoquer directement une atteinte hépatique toxique est l’acétaminophène, utilisé dans les traitements contre le rhume. Aux doses habituelles, il ne pose généralement pas de problème, mais une prise excessive peut entraîner une atteinte du foie.

Parce qu’ils passent par des essais cliniques, les médicaments présentent un risque d’atteinte hépatique relativement bien documenté. Parmi les traitements soumis à prescription susceptibles de provoquer une atteinte hépatique toxique figurent les antibiotiques, les antifongiques (médicaments contre le pied d’athlète), les antituberculeux (isoniazide) et les anti-inflammatoires antalgiques. Lors de la prise de ces médicaments, il faut se rapprocher étroitement d’un médecin ou d’un pharmacien. À l’inverse, les compléments santé, les plantes médicinales et les pratiques de médecine populaire ne font souvent pas l’objet d’essais cliniques ; leur hépatotoxicité peut donc ne pas être clairement établie.

Emporté par la vague des protéines… des cas de reins abîmés

Récemment, certains, pour maintenir leur masse musculaire, consomment non seulement des aliments riches en protéines, mais aussi des suppléments. Pris par habitude, ces produits peuvent conduire à un apport protéique excédant les besoins. Si cette pratique se prolonge, elle peut solliciter les reins, chargés d’éliminer les déchets issus du métabolisme ; la prudence s’impose. Les suppléments peuvent compléter l’alimentation, mais ils ne sont pas des aliments indispensables destinés à remplacer les repas. Si l’alimentation apporte déjà suffisamment de protéines, un apport supplémentaire peut ne pas être nécessaire. Un régime hyperprotéiné n’est pas indispensable pour tout le monde. Il faut évaluer la nécessité en tenant compte des quantités consommées et du niveau d’activité.

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