Arthrose du genou : le traitement par SVF réduit la douleur en trois semaines et pourrait retarder la pose d’une prothèse

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L’hôpital Yonsei Sarang a analysé 412 patients : l’obésité et l’état de l’articulation pèsent davantage que l’âge


Ko Yong-gon, directeur de l’hôpital Yonsei Sarang, administre à un patient atteint d’arthrose du genou un traitement par fraction stromale vasculaire (SVF) dérivée de graisse autologue. Photo = hôpital Yonsei Sarang
Ko Yong-gon, directeur de l’hôpital Yonsei Sarang, administre à un patient atteint d’arthrose du genou un traitement par fraction stromale vasculaire (SVF) dérivée de graisse autologue. Photo = hôpital Yonsei Sarang

Lorsque l’arthrose du genou s’aggrave, la pose d’une prothèse articulaire devient l’une des principales options thérapeutiques.

Mais tous les patients ne souhaitent pas être opérés d’emblée. D’où l’intérêt pour des approches susceptibles de réduire la douleur et de préserver les capacités fonctionnelles au quotidien, tout en repoussant l’échéance de l’intervention.

Une équipe médicale sud-coréenne présente des résultats montrant un soulagement de la douleur du genou à un stade relativement précoce après un traitement par fraction stromale vasculaire (SVF) dérivée de graisse autologue. L’étude examine si le traitement SVF peut être utilisé, non comme un substitut à la pose d’une prothèse, mais comme une option préopératoire visant à diminuer la douleur et à préserver la fonction articulaire.

L’équipe de recherche de l’hôpital Yonsei Sarang, établissement spécialisé en articulations désigné par le ministère de la Santé et des Affaires sociales, a indiqué le 11 avoir récemment publié dans la revue internationale 《Medicina》 deux articles portant sur l’efficacité du traitement par fraction stromale vasculaire dérivée de graisse autologue.

Le traitement SVF repose sur l’utilisation de composants cellulaires obtenus à partir du tissu adipeux du patient. Dans le champ de l’arthrose du genou, les recherches se poursuivent pour déterminer s’il peut réduire la douleur et maintenir la fonction articulaire, afin de retarder une chirurgie de prothèse.

Un soulagement de la douleur ressenti en moyenne en trois semaines

La première étude, publiée en février, est une analyse rétrospective portant sur 146 patients atteints d’arthrose du genou de grade KL 2 à 4, soit 217 genoux. Le grade KL est une classification qui évalue, à partir de radiographies, le degré d’évolution de l’arthrose. Plus le chiffre est élevé, plus l’arthrose est avancée.

Les résultats montrent que le score moyen sur l’échelle visuelle analogique de la douleur (VAS), qui était de 6,5 points avant le traitement, est descendu à 3,1 points lors du dernier suivi. La VAS est un indicateur qui traduit en chiffres l’intensité de la douleur ressentie par le patient : plus le score est élevé, plus la douleur est forte.

Les patients ont ressenti un soulagement de la douleur au bout de 18,9 jours en moyenne. Autrement dit, ils ont perçu une amélioration des symptômes en l’espace d’environ trois semaines.

Les chercheurs ont également observé une relation entre le nombre de cellules et la réponse au traitement. L’équipe souligne une tendance : plus le nombre de cellules SVF injectées est élevé, plus l’ampleur de l’amélioration de la douleur augmente. Toutefois, cette étude étant une analyse rétrospective fondée sur des données de patients déjà traités, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’effet à long terme et déterminer si la structure du cartilage s’améliore.

L’obésité et l’état de l’articulation comptent davantage que l’âge

La deuxième étude, rendue publique en mai, a examiné si l’âge des patients influençait les résultats du traitement. Elle a suivi pendant 12 mois 266 patients atteints d’arthrose du genou, soit 357 genoux, après une injection de SVF.

Résultat : le score de douleur s’est amélioré, passant en moyenne de 6,5 points à 3,1 points. En particulier, l’âge n’a pas montré de relation statistiquement nette avec les résultats de douleur avant et après traitement. En revanche, un indice de masse corporelle (IMC) élevé, une sévérité plus importante de l’arthrose et un faible nombre de cellules SVF ont été identifiés comme des facteurs limitant l’amélioration de la douleur.

Ko Yong-gon, directeur de l’hôpital Yonsei Sarang, a déclaré : « Les patients âgés s’inquiètent parfois de l’efficacité des thérapies cellulaires, mais dans cette étude, des facteurs plus liés aux résultats du traitement que l’âge sont apparus : le degré d’obésité, l’avancement de l’arthrose et le nombre de cellules obtenues. » Il a ajouté : « Plutôt que de juger la possibilité d’un traitement sur la seule base de l’âge, il faut prendre en compte de manière globale l’état de l’articulation et la condition physique. »

L’équipe a évalué le traitement SVF non comme une alternative à la chirurgie de prothèse du genou, mais comme une option pouvant être utilisée pour retarder l’intervention en réduisant la douleur et en améliorant la fonction. Elle prévoit de confirmer, via un suivi à plus long terme, l’effet de préservation du cartilage et la possibilité d’améliorations structurelles.

《Medicina》, qui a publié ces articles, est une revue médicale internationale à comité de lecture, indexée dans PubMed. La revue affiche un facteur d’impact (Impact Factor) de 2,4 et un CiteScore de 4,1.

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