
Lorsque le diabète apparaît, la fonction de sécrétion d’insuline du pancréas, qui régule la glycémie, est déjà fortement altérée. Comme l’insuline ne remplit plus correctement son rôle, on prend des médicaments ou l’on s’injecte de l’insuline. Par ailleurs, le pancréas intervient dans la digestion et l’absorption des lipides, des protéines et des glucides. En cas d’atteinte pancréatique, ces fonctions peuvent être largement perturbées. Pourquoi le pancréas se détériore-t-il ? Le lien avec l’alimentation est très important. Avec une consommation de viande plus élevée qu’auparavant, les maladies du pancréas augmentent, notamment en raison d’un excès de graisses animales et de graisses saturées.
Vers l’ère des 10 000 patients atteints de cancer du pancréas… l’évolution des habitudes alimentaires en cause ?
Parmi les maladies du pancréas, la plus redoutable reste évidemment le cancer. Selon les données du Registre central du cancer publiées en janvier de cette année, le cancer du pancréas a compté 9 748 nouveaux cas rien qu’en 2023. Cela représente une augmentation d’environ 1 000 cas par rapport à 2021. La tendance devrait continuer à la hausse. Il n’y a pas de différence notable entre les sexes : 4 925 hommes et 4 823 femmes. Les facteurs de risque du cancer du pancréas incluent le tabagisme, le diabète, la pancréatite chronique et l’hérédité. Comme pour la hausse récente marquée du cancer colorectal, des habitudes alimentaires de type occidental — notamment une consommation excessive de graisses animales — exercent une influence importante.
Pourquoi autant de patientes ?… « Avant, on mangeait surtout des légumes »
Les habitudes alimentaires qui influencent la survenue du cancer du pancréas comprennent une consommation excessive de viande, de graisses et de glucides. L’obésité qui en résulte constitue également un facteur de risque. D’après les données de l’Agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies, une consommation excessive de viandes transformées (saucisses, jambon, bacon, etc.), de glucides et de viande rouge, ainsi qu’un excès de farine blanche, d’aliments frits et de sucres, peut augmenter le risque de cancer du pancréas. À l’inverse, les aliments riches en fibres alimentaires qui contribuent à réduire les graisses dans l’organisme — légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes — ainsi que le poisson et la volaille, peuvent diminuer le risque de cancer du pancréas.
Des échecs fréquents du contrôle glycémique constituent aussi un risque… pourquoi ?
Le pancréas est l’organe qui produit et sécrète l’hormone de régulation de la glycémie (l’insuline). Si les hausses brutales de glycémie (phénomène de « pic ») sont fréquentes, le pancréas est mis à rude épreuve. Si cette situation se prolonge, la fonction de sécrétion d’insuline du pancréas se détériore. C’est ainsi qu’un diabète nécessitant un traitement médicamenteux peut apparaître. Lorsque les pics glycémiques deviennent plus fréquents et que le diabète est ancien, il est recommandé d’effectuer également un dépistage du cancer du pancréas. Le lien entre diabète et cancer du pancréas est de plus en plus mis en évidence. Selon le Centre national d’information sur le cancer, la prévalence du diabète chez les patients atteints de cancer du pancréas atteint jusqu’à 30 %, soit plus de trois fois celle de la population générale (9 %).
Symptômes du cancer du pancréas… douleur au creux de l’estomac, jaunisse, modifications de l’urine et des selles
Aux stades précoce et intermédiaire du cancer du pancréas, il n’y a presque pas de symptômes. Lorsque la douleur apparaît, la maladie est souvent déjà bien avancée. La douleur la plus fréquente se situe au creux épigastrique, au milieu sous la poitrine. Elle peut survenir ailleurs dans l’abdomen et s’accompagner de douleurs lombaires. Une jaunisse (yeux jaunâtres) peut apparaître, et l’urine devient brun foncé ou rougeâtre. En cas d’indigestion, de selles qui flottent à la surface de l’eau, ou d’une perte de poids supérieure à 10 % du poids habituel, il faut envisager un cancer du pancréas. Il convient d’examiner les facteurs de risque énumérés ci-dessus et de veiller au quotidien à la santé du pancréas.