« Une poire d’automne bien sucrée en dessert ? »… Si vous surveillez votre glycémie, attention à la quantité

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Riche en fibres, la poire d’automne contribue à la santé intestinale… mais sa consommation doit être modérée si l’on surveille sa glycémie

De saison en automne, la poire est riche en eau et en fibres alimentaires, et bénéfique pour la santé intestinale. Au changement de saison, lorsque la gorge est sèche ou irritée, boire du baesuk chaud, préparé avec du gingembre ou des jujubes, peut aussi aider à s’hydrater. Photo : Getty Images Bank

Quand l’automne s’installe, les poires sucrées et croquantes arrivent à maturité. Leur jus rafraîchissant et leur douceur en font un dessert ou un en-cas apprécié. Elles sont non seulement riches en eau, mais contiennent aussi des fibres alimentaires, du potassium et des polyphénols, des composants bénéfiques pour la santé. Voici leurs caractéristiques nutritionnelles, leurs bienfaits et différentes façons de les déguster.

Fibres alimentaires et sorbitol, des alliés de la santé intestinale… Des antioxydants aussi dans la peau

La chair de la poire est composée d’environ 85 % d’eau, ce qui en fait un fruit utile pour étancher la soif et s’hydrater. Elle est également pauvre en matières grasses et contient du potassium, qui intervient dans l’élimination du sodium par l’organisme et le maintien d’une pression artérielle normale.

La poire contient aussi des fibres alimentaires bénéfiques pour la santé intestinale. Celles-ci augmentent le volume des selles et stimulent le transit intestinal, facilitant ainsi leur évacuation. Le sorbitol présent dans la poire attire l’eau dans l’intestin et peut contribuer à ramollir les selles.

Selon une revue systématique de la littérature sur les poires et la santé menée par l’équipe de Holly Reiland, de l’université du Minnesota, aux États-Unis, les fibres alimentaires, le fructose et le sorbitol contenus dans les poires pourraient avoir un effet positif sur la santé intestinale et le transit. Les fibres de ce fruit présentent ainsi un intérêt non seulement pour l’intestin, mais aussi pour l’équilibre nutritionnel de l’alimentation.

La poire contient également des antioxydants, notamment des polyphénols. Ces composés peuvent aider à limiter les dommages cellulaires causés par les radicaux libres dans l’organisme. La peau de la poire contient notamment des polyphénols et des fibres alimentaires : manger le fruit avec sa peau permet donc de bénéficier d’un éventail de nutriments plus large que si l’on ne consomme que sa chair.

Pour la manger avec sa peau, il faut toutefois bien laver la poire sous l’eau courante afin d’éliminer les impuretés présentes à sa surface. Si la texture de la peau vous déplaît, vous pouvez couper la poire en fines tranches pour l’ajouter à une salade, ou la hacher finement pour l’incorporer à un plat.

Au changement de saison, un baesuk chaud… La poire s’utilise aussi dans les marinades pour la viande

La poire se déguste crue, mais peut aussi entrer dans la préparation de nombreux plats. Lorsque les écarts de température entre le jour et la nuit se creusent et que l’air devient plus sec, elle se prête particulièrement bien à la préparation du « baesuk », une boisson chaude à base de poire cuite. Celle-ci peut aussi aider à s’hydrater lorsque la gorge est sèche ou irritée.

La préparation du baesuk est simple. Il suffit de retirer le cœur et les pépins de la poire, de la couper en morceaux faciles à manger, puis de la faire cuire dans l’eau. Selon les goûts, on peut ajouter un peu de gingembre ou quelques jujubes pour la parfumer. La poire étant naturellement sucrée, mieux vaut limiter autant que possible l’ajout de sucre ou de miel.

La poire trouve aussi sa place dans les plats de viande. Râpée puis incorporée à une marinade pour le bulgogi ou les galbi, elle apporte une douceur naturelle. Son jus donne de la saveur à la marinade et attendrit la viande. Elle peut également agrémenter une salade : coupée en fines tranches et servie avec de la laitue, de jeunes pousses et des fruits à coque, elle apporte du croquant.

La poire contenant des sucres, mieux vaut limiter la portion consommée en une fois si l’on surveille sa glycémie. Il est préférable de la manger entière plutôt que de boire du jus de poire, afin de profiter aussi de ses fibres alimentaires. Photo : Getty Images Bank

La poire est sucrée : si vous surveillez votre glycémie, adaptez la quantité consommée

Si la poire est riche en eau, elle contient également des sucres, dont du fructose et du glucose. Dans le cas d’une grosse poire, manger le fruit entier augmente la quantité de glucides et de sucres ingérés.

Les personnes diabétiques ou qui surveillent leur glycémie ont donc intérêt à se servir une portion adaptée plutôt qu’à manger une poire entière à chaque fois. Si le repas contenait déjà suffisamment de glucides, il convient aussi de réduire la quantité de poire prise en dessert.

Il vaut mieux croquer dans une poire fraîche que la consommer sous forme de jus. L’extraction du jus peut réduire la quantité de fibres alimentaires, et boire la poire sous cette forme permet facilement d’en consommer une grande quantité d’un seul coup.

Par ailleurs, le fructose et le sorbitol présents dans la poire peuvent provoquer, chez certaines personnes, des ballonnements ou des gaz. Les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable ou sensibles à l’absorption du fructose peuvent ressentir une gêne abdominale si elles mangent beaucoup de poires ; elles doivent donc adapter leur consommation.

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