Avec la patate douce, ça ne passe pas : quels aliments ?

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L’association de la patate douce et du lait peut poser problème en cas de reflux gastro-œsophagien. Photo = Clipart Korea

À chaque saison, la patate douce est un vrai trésor de fibres alimentaires et une « superfood » riche en bêta-carotène, un antioxydant. Mais sa texture particulière, notamment son amidon et ses sucres, lorsqu’ils sont consommés avec certains aliments, peut entraîner de sérieux troubles digestifs. Voici les associations d’aliments à éviter, surtout si votre estomac est fragile.

Lait : ceux qui feraient mieux d’éviter

Patate douce + lait peut devenir problématique en cas de reflux gastro-œsophagien. En effet, certains composants de la patate douce peuvent stimuler la paroi de l’estomac et favoriser la sécrétion d’acide. Or, la caséine contenue dans le lait se lie à l’acide : la digestion s’allonge alors nettement. Pendant ce processus, des gaz peuvent se former et l’acide remonter, provoquant douleurs et inconfort.

Si vous préférez éviter le lait, vous pouvez plutôt l’accompagner d’une eau d’orge tiède, ou de morceaux de pomme riches en pectine : c’est bien plus efficace pour ménager la muqueuse gastrique et faciliter la digestion. Les acides organiques de la pomme aident aussi à décomposer l’amidon de la patate douce, ce qui rend l’estomac nettement plus confortable.

Bœuf : l’accord qui irrite les enzymes

Consommer la patate douce et le bœuf rapprochés, au sein d’un même repas, revient à surcharger l’estomac. La sécrétion d’acide nécessaire pour digérer les protéines du bœuf entre alors en conflit avec les conditions d’activation des enzymes qui décomposent les glucides complexes de la patate douce. Au final, les aliments restent plus longtemps dans l’estomac, ce qui peut entraîner une sensation de ballonnement abdominal.

Si vous avez besoin d’un apport en protéines, il vaut mieux choisir des œufs durs ou du poisson blanc plutôt que le bœuf, car la charge digestive est moindre. Si vous ne pouvez pas renoncer à la viande, essayez au moins d’en réduire l’impact en l’accompagnant de légumes riches en enzymes digestives, comme le navet ou la poire.

Sucre : le stockage qui provoque un pic de glycémie

Napper une patate douce rôtie de sirop sucré, ou boire des boissons très sucrées, revient à compromettre le régime. Plus la patate douce est chauffée, plus son indice glycémique (IG) augmente. Et si, en plus, on ajoute du sucre raffiné, la glycémie grimpe alors très rapidement : l’insuline est sécrétée en excès. Le sucre présent dans le sang a alors davantage tendance à se transformer en graisse corporelle.

Si vous aimez la douceur, vous pouvez saupoudrer légèrement de cannelle : elle a des effets antidiabétiques. La cannelle aide à contrebalancer le côté plutôt « froid » de la patate douce ; elle conserve le goût tout en limitant la hausse de la glycémie, ce qui en fait une astuce intéressante pour le régime.

Fruit du plaqueminier (kaki doux et kaki mûr) : des « masses » dans l’estomac

Manger du fruit du plaqueminier après avoir consommé de la patate douce peut aussi être à l’origine de masses digestives, de type « bézoars », dans l’estomac. Les sucres de la patate douce fermentent et produisent des acides organiques qui, une fois en contact avec les tanins présents dans le fruit, forment des dépôts visqueux. Ces dépôts s’agrègent ensuite, dans l’estomac, à des résidus d’autres aliments pour former des masses dures. Ces agglomérats perturbent la digestion et, dans les cas graves, peuvent endommager la muqueuse gastrique.

À la place du fruit, choisissez plutôt un yaourt nature riche en probiotiques. Les fibres alimentaires de la patate douce jouent alors le rôle de prébiotiques, c’est-à-dire de « nourriture » pour les probiotiques contenus dans le yaourt, et créent une synergie très favorable pour la santé intestinale et l’activité du transit.

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