Boissons zéro avec édulcorants... Peut-on les apprécier comme des boissons sucrées en changeant simplement d'état d'esprit ?

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L'équipe de recherche de l'Université Radboud aux Pays-Bas, ainsi que celles de l'Université d'Oxford et de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni, déclare : « Les attentes positives concernant les boissons zéro déterminent la satisfaction gustative et cérébrale »

Les patients diabétiques doivent-ils se contenter de boire de l'eau plate ? Pour les diabétiques qui doivent éviter les boissons sucrées, les boissons zéro peuvent être une lueur d'espoir. Si elles sont consommées avec modération et acceptées positivement, elles peuvent être appréciées tout en contrôlant la glycémie, tout comme les boissons sucrées. Cependant, il est préférable de boire de l'eau gazeuse ou du thé vert qui ne contiennent absolument pas de sucre ou de sirop de maïs. Pour ceux dont la fonction hépatique et rénale est altérée, l'eau plate, qui ne contient pas d'éléments à décomposer, est la meilleure option. Photo = Getty Images Bank

Il n'est pas rare de voir des patients diabétiques apprécier des boissons comme le cola zéro plus que des boissons sucrées ordinaires. Cela est dû à un changement psychologique qui les amène à considérer les boissons zéro comme un « choix sûr et savoureux » après avoir pris conscience que les boissons sucrées provoquent des pics de glycémie nuisibles au corps.

Une étude a révélé que les attentes positives concernant les boissons zéro ou les aliments à faible teneur en calories influencent réellement le goût et la satisfaction cérébrale. L'équipe de recherche conjointe de l'Université Radboud aux Pays-Bas et des Universités d'Oxford et de Cambridge a mené une expérience auprès de 99 adultes.

Selon les résultats de l'étude, le simple fait d'avoir des attentes positives en pensant que les boissons zéro contiennent « du sucre » active fortement la zone de récompense du cerveau, le mésencéphale. Cela s'explique par le fait que le cerveau privilégie les informations préalables sur le plaisir que cette boisson peut apporter plutôt que les composants physiques perçus par la langue.

Selon l'équipe de recherche, le fait que les patients diabétiques ressentent de la satisfaction en consommant des boissons zéro est une réaction très rationnelle d'un point de vue neuroscientifique. Conscients des dangers du sucre, ils acceptent l'acte de boire des boissons zéro comme un bénéfice, et cette attente positive stimule la libération de dopamine dans le cerveau, leur procurant un plaisir aussi intense que celui du sucre.

En revanche, si l'on considère les boissons zéro ou les aliments à faible teneur en calories comme quelque chose de fade qu'il faut consommer par obligation, le circuit de récompense du cerveau ne s'active pas. L'équipe de recherche a déclaré qu'en choisissant des aliments alternatifs sains, il suffit de penser à des mots positifs comme « nutriments bénéfiques pour moi » au lieu de « pour le régime » pour transformer complètement le plaisir de l'alimentation.

Le succès ou l'échec de la gestion du régime dépend donc davantage de la capacité à tromper le cerveau que de la volonté. Avant de consommer un aliment, dès que l'on lui attribue une valeur positive et que l'on croit qu'il est savoureux, le cerveau réagit en produisant du plaisir. Cela suggère que la manière dont les patients diabétiques ont prouvé cela avec les boissons zéro peut également s'appliquer aux régimes des personnes ordinaires.

Les résultats de cette étude, intitulée « L'attente module les expériences hédoniques et les réponses du mésencéphale aux saveurs sucrées », ont été publiés récemment dans la revue scientifique internationale 《Journal of Neuroscience》.

[Questions Fréquemment Posées]

Q1. Est-il possible de tromper le cerveau même si l'on n'est pas aussi désespéré qu'un patient diabétique ?

A1. Oui, c'est possible. Le cerveau est plus sensible à la « valeur perçue » qu'au goût physique. En répétant l'entraînement à définir consciemment les boissons zéro comme « la meilleure douceur à savourer sans se soucier de la glycémie », le circuit de récompense du mésencéphale s'active progressivement en fonction de ce signal.

Q2. Le cerveau ne finira-t-il pas par réaliser que c'est un goût factice ?

A2. Selon les résultats de l'étude, l'activation cérébrale lorsque l'on pense que l'on boit du sucre est beaucoup plus importante que lorsque l'on sait que l'on consomme un édulcorant. En d'autres termes, même en cas d'erreur d'information, le cerveau détermine le niveau de plaisir en fonction de la « croyance » immédiate. Lorsque la perception change, le goût change également.

Q3. Peut-on appliquer ce principe lorsque l'on donne des boissons zéro aux enfants ?

A3. Oui. Au lieu de dire « c'est bon pour la santé mais un peu moins savoureux car il n'y a pas de sucre », il est préférable de présenter cela comme « c'est une douceur beaucoup plus propre, saine et délicieuse que le sucre ». Cela aide beaucoup l'esprit de l'enfant à accepter et à préférer ce goût de manière positive.

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