Cet été, un « super El Niño » fait craindre une flambée des UV : comment protéger sa peau

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Le plus puissant annoncé depuis 1950, susceptible de durer jusqu’à l’automne et l’hiver 〈br/〉Le « super El Niño » réduit la couverture nuageuse et endommage la couche d’ozone 〈br/〉Davantage d’UV atteignent la surface, avec un risque accru de lésions cutanées 〈br/〉Vêtements anti-UV et application uniforme de la crème solaire

Une peau présentant une éruption due à une exposition excessive au soleil est examinée à la loupe. Photo = Getty Image Bank

La saison du soleil brûlant est de retour. Quand le ciel reste dégagé et que les journées lumineuses se succèdent, le corps et l’esprit se sentent revigorés. Mais l’augmentation de l’ensoleillement ravive aussi les inquiétudes liées aux dommages causés par les ultraviolets. Le soleil favorise la biosynthèse de la vitamine D, mais en excès, il peut provoquer divers troubles cutanés.

Cette année, en particulier, les prévisions annoncent l’apparition du « super El Niño » le plus puissant depuis 1950, soit en 76 ans, ce qui fait craindre une forte hausse des problèmes de santé cutanée liés à des UV intenses. La chaîne CNN a récemment rapporté ces informations en s’appuyant sur un rapport du Climate Prediction Center de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des Etats-Unis. Selon CNN, l’El Niño apparu début juin dans le Pacifique tropical avait 63% de chances d’évoluer en super El Niño. Le super El Niño désigne une situation où la température de surface de la mer dans le Pacifique oriental, près de l’équateur, reste supérieure d’au moins 2°C à la normale pendant plus de trois mois. Le centre a estimé que la probabilité que l’El Niño se maintienne jusqu’à l’automne cette année est de 100%, et a jugé très élevée la possibilité qu’il se prolonge également jusqu’à l’hiver.

Si l’El Niño se renforce et se prolonge, le risque d’inondations augmente aux Etats-Unis et en Chine, tandis que la probabilité de sécheresse s’accroît en Asie du Sud-Est, en Australie et en Afrique. Par ailleurs, la hausse globale des températures intensifie et prolonge les épisodes de chaleur, et les changements de circulation atmosphérique peuvent entraîner une augmentation des maladies cutanées liées aux UV.

La sécheresse ou les épisodes de fortes chaleurs liés à l’El Niño réduisent la quantité de nuages, qui réfléchissent ou absorbent les UV, ce qui augmente la quantité d’UV atteignant la surface. Lorsque les flux atmosphériques sont perturbés par l’El Niño, entre autres, la couche d’ozone stratosphérique, qui bloquait les UV nocifs, peut s’amincir temporairement ou être détruite, augmentant ainsi l’irradiance des UV atteignant la surface.

Une peau endommagée par un excès d’UV, et une zone restée intacte grâce au port d’une montre, contrastent nettement. Photo = Getty Image Bank

Point essentiel : un temps nuageux, l’intérieur d’un bâtiment, ou même l’habitacle d’une voiture ne mettent pas à l’abri des dommages liés aux UV. Les UV se divisent, selon leurs caractéristiques optiques, en « ultraviolet A (UVA) » et « ultraviolet B (UVB) », dont les effets sur la peau et les mesures de protection diffèrent. Parmi eux, l’UVA, que l’on peut considérer comme l’UV du quotidien, traverse les nuages et les vitres : la vigilance s’impose donc aussi derrière une fenêtre, à l’intérieur ou en voiture. Comme il traverse les nuages, un ciel couvert ne permet pas de se sentir en sécurité. L’UVA provoque principalement le vieillissement cutané et la perte d’élasticité, les rides, le mélasma, les taches pigmentaires, etc., car sa longueur d’onde, relativement longue (320~400nm), lui permet de pénétrer profondément jusqu’au derme.

L’UVB, que l’on peut qualifier d’UV extérieur, a une longueur d’onde relativement courte (280~320nm) et agit surtout sur l’épiderme. Il provoque généralement des coups de soleil, avec rougeur et brûlure, ou des cloques. Il peut, selon les cas, être à l’origine d’un cancer de la peau : la prudence est donc de mise. Lorsque la couche d’ozone s’amincit ou est détruite, l’UVB atteint en particulier davantage la surface.

Les UV, même d’intensité variable, agressent en réalité notre peau tout au long des quatre saisons. Il faut bien sûr redoubler de vigilance en été, lorsque le soleil est le plus fort. La Mayo Clinic, hôpital américain réputé, conseille que, pour bloquer efficacement les dommages liés aux UV, il est particulièrement important d’éviter le soleil direct entre 10 heures et 16 heures, lorsque l’ensoleillement est maximal.

Conseils pour faire face aux dermatoses de photosensibilité (infographie).

Si l’on doit sortir malgré tout, il est important de bloquer physiquement le soleil par tous les moyens. Pour réduire au minimum les dommages liés aux UV, il faut porter, lors des sorties, un chapeau et des vêtements à manches longues capables de faire écran, et utiliser une ombrelle. Il est également souhaitable de vérifier l’UPF (Ultraviolet Protection Factor), qui indique le niveau de protection anti-UV des vêtements ou des tissus. Un UPF 50+ permet de bloquer plus de 98% des UV et de protéger la peau. Selon la Cleveland Clinic, autre hôpital américain réputé, porter des vêtements avec un UPF 50+ est l’une des façons les plus simples de prévenir les troubles cutanés dus aux UV.

Avant de sortir, appliquer soigneusement une crème solaire sur les zones exposées et éviter autant que possible le soleil reste la base. Les crèmes solaires affichent généralement deux indicateurs : PA et SPF. Pour le PA, plus il y a de signes plus, plus la protection est élevée. Pour le SPF, plus le chiffre est élevé, plus la durée de protection est longue. Lors de l’achat d’une crème solaire, il faut vérifier attentivement que le PA et le SPF sont tous deux indiqués. Il est recommandé d’appliquer soigneusement, 20~30 minutes avant de sortir, une protection à large spectre d’au moins SPF 30 et PA++. Pour les peaux sensibles, une crème solaire minérale contenant de l’oxyde de zinc ou du dioxyde de titane est recommandée, car elle est moins irritante.

Si une éruption cutanée persiste plusieurs jours ou suinte, il faut consulter un dermatologue ou un médecin généraliste afin d’obtenir un diagnostic précis et une prescription. Si des antihistaminiques ou une pommade à base de stéroïdes sont prescrits, il convient de les prendre et de les appliquer conformément aux instructions du médecin pour atténuer les symptômes. Pour protéger correctement la santé de la peau, il est préférable de recourir à l’aide de la médecine.

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