
L’actrice Moon Chae-won a suscité de nombreuses réactions en parlant sans détour de ses difficultés à maîtriser son appétit.
Dans une vidéo récemment mise en ligne sur sa chaîne YouTube, Moon Chae-won a partagé un repas avec des membres de l’équipe après une sortie à Dongmyo. Sur place, elle a ri en lançant : « Je n’arrive pas à me retenir », laissant voir une réaction spontanée face à la nourriture. Dans les images, elle affiche clairement son plaisir de manger et un ton naturel, décontracté, qui renforce sa proximité avec le public.
Dans une autre vidéo, Moon Chae-won avait déjà attiré l’attention en montrant un quotidien sans fard, expliquant notamment que la nourriture l’aidait à tenir lors de longues séances de tournage. Connue pour une discipline personnelle rigoureuse, elle a, là encore, surpris par cette confession très concrète. Or l’appétit qui augmente à mesure que le stress s’accumule ou que la tension monte est plus fréquent qu’on ne l’imagine.


Quand le stress s’accumule, le cerveau pousse à manger davantage
L’une des causes les plus courantes d’une hausse soudaine de l’appétit est le stress. En situation de stress, l’organisme augmente la sécrétion d’une hormone appelée cortisol. Cette hormone stimule l’appétit tout en favorisant le stockage d’énergie. C’est aussi pour cette raison que l’on a particulièrement envie d’aliments riches en sucre et en graisses, comme le chocolat, le pain ou les biscuits.
Beaucoup mangent aussi plus que d’habitude avant un rendez-vous important ou une présentation. Le cerveau, en quête d’une récompense immédiate pour relâcher la tension, réclame alors des aliments très caloriques. Dans les situations stressantes, l’appétit retombe d’ailleurs souvent difficilement, même lorsque l’on est déjà rassasié.
Le manque de sommeil perturbe aussi les hormones qui régulent l’appétit
Ces dernières années, le manque de sommeil est également cité comme une cause majeure d’augmentation de l’appétit. Quand on ne dort pas suffisamment, l’hormone ghréline, qui stimule l’appétit, augmente, tandis que l’hormone leptine, qui procure la sensation de satiété, diminue. Résultat : on ressent plus souvent la faim que d’ordinaire et l’on se tourne davantage vers les collations nocturnes ou le grignotage.
Plus le temps de sommeil est court, plus la préférence pour les aliments sucrés et gras tend à augmenter. Certaines analyses estiment aussi qu’une part importante des personnes qui échouent à perdre du poids ont davantage de difficultés à gérer leur sommeil que leur alimentation.

Vous n’avez pas faim, mais vous avez sans cesse envie de manger ?
La faim et l’appétit sont deux notions totalement différentes. Il arrive qu’après avoir suffisamment mangé, on pense encore en boucle à un dessert ou à un en-cas. On parle alors souvent d’« appétit émotionnel ». Des émotions comme le stress, l’ennui ou la solitude peuvent conduire à manger.
Chez les personnes qui regardent fréquemment des vidéos liées à la nourriture ou des contenus de type « mukbang », un simple stimulus visuel peut suffire à activer l’appétit. Dans bien des cas, ce n’est pas parce que le corps a besoin d’énergie, mais parce que le cerveau recherche du plaisir et une récompense.
Pour réduire l’appétit, commencez par miser sur les protéines
Pour diminuer l’appétit, se contenter de se priver coûte que coûte peut, au contraire, produire l’effet inverse. Les spécialistes conseillent de privilégier des repas qui maintiennent la satiété plus longtemps. Les aliments riches en protéines, comme les œufs, le poisson, le blanc de poulet ou le tofu, ralentissent la vidange gastrique et aident à prolonger la sensation de satiété.
Par ailleurs, réduire excessivement les repas ou sauter un repas augmente le risque de se retrouver à faire une crise de boulimie au repas suivant. Il est important de consommer suffisamment de protéines et de fibres alimentaires à chaque repas et de conserver des habitudes de sommeil régulières. Au final, la clé de la gestion de l’appétit n’est pas de se retenir, mais d’éviter que le corps ne ressente une faim excessive.