Traitement de l’ostéoporose : l’ère où seule la densité minérale osseuse (DMO/BMD) comptait est révolue

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Section Busan–Ulsan–Gyeongnam de la Société coréenne du métabolisme osseux (KSBMR) : congrès scientifique le 26 au BEXCO… clôture des inscriptions le 20

En Corée, avec l’entrée dans une société de très grand vieillissement, la prévention des fractures chez les personnes âgées est un enjeu majeur. Dans ce contexte, les tendances du traitement de l’ostéoporose évoluent rapidement. Photo = Clipart Korea
En Corée, avec l’entrée dans une société de très grand vieillissement, la prévention des fractures chez les personnes âgées est un enjeu majeur. Dans ce contexte, les tendances du traitement de l’ostéoporose évoluent rapidement. Photo = Clipart Korea

Les priorités de la prise en charge de l’ostéoporose sont en train de changer. Désormais, on ne se limite plus à un seul chiffre de densité minérale osseuse.

On stratifie le risque à l’aide de l’outil d’évaluation du risque de fracture (FRAX), qui intègre à la fois les facteurs de risque cliniques et la densité minérale du col fémoral ; chez les patients à haut risque, l’approche consistant à planifier d’emblée avec quel médicament commencer, puis dans quel ordre poursuivre le traitement, s’affirme de plus en plus.

Récemment, la communauté scientifique internationale souligne plus clairement encore l’importance des stratégies thérapeutiques visant la prévention des fractures, ainsi que celle du choix du traitement initial et de la séquence thérapeutique en fonction du profil de chaque patient. Le « 9e Congrès scientifique », organisé le 26 prochain au BEXCO de Haeundae, à Busan (Convention Hall, salle 205) par la section Busan–Ulsan–Gyeongnam de la Société coréenne du métabolisme osseux (président de section : Kim Tae-nyeon), est l’occasion de faire le point sur cette dynamique en un seul lieu.

Ce congrès s’articule autour de trois grands axes. Le premier porte sur la biologie osseuse (Bone Biology) que tout clinicien doit connaître ; le deuxième, sur des maladies rares à ne pas manquer ; le troisième, sur les choix thérapeutiques auxquels on se heurte concrètement au cabinet. Le président de section Kim Tae-nyeon a déclaré le 16 : « Nous sommes entrés dans une époque où, au-delà d’une simple évaluation de la densité osseuse, il faut considérer plus largement l’amélioration fonctionnelle du patient et sa qualité de vie. »

Traitement hormonal de la ménopause : pour qui, et jusqu’où l’envisager ?

Ce qui attire le plus l’attention est la troisième session, « Les dilemmes réels au cabinet ». Elle est directement en prise avec les tendances actuellement mises en avant dans le domaine du métabolisme osseux. La professeure Lee Hyun-joo (obstétrique et gynécologie), de l’Université nationale de Busan, y présentera « Traitement hormonal de la ménopause et prévention des fractures : quand, pour qui, et sous quelle forme galénique ».

À ce sujet, la North American Menopause Society rapporte que l’hormonothérapie aide à réduire la perte osseuse et les fractures, et les recommandations 2024 du National Osteoporosis Guideline Group (NOGG) du Royaume-Uni indiquent que, chez des femmes relativement jeunes après la ménopause, présentant un faible risque de base d’effets indésirables et un risque élevé de fracture, le traitement hormonal substitutif peut être envisagé comme option de première intention.

Ensuite, le professeur Ha Jeong-hun (endocrinologie) de l’Université catholique abordera « Start Strong : utilisation efficace des agents anaboliques osseux chez les patients à haut risque », et le professeur Hong Nam-gi (endocrinologie) de l’Université Yonsei traitera « Think Long : du choix initial des anti-résorptifs à la thérapie séquentielle ». Il s’agit d’un programme qui aborde directement la question de savoir aborde de front la question de savoir où commencer le traitement et comment le poursuivre.

Outil d’évaluation du risque de fracture (FRAX) : pourquoi est-il redevenu important ?

La première session, « Biologie osseuse (Bone Biology) que le clinicien doit connaître », est elle aussi très orientée pratique. Elle sera présidée par le professeur Kim Sang-wan (endocrinologie et métabolisme, président de la Société coréenne du métabolisme osseux) de l’Université nationale de Seoul, et par le professeur Kim Tae-nyeon (endocrinologie et métabolisme) de l’Université Inje.

Le professeur Kim Beom-jun (endocrinologie et métabolisme) de l’Université d’Ulsan présentera « Comprendre le remodelage et la modélisation osseux (Bone Remodeling and Modeling) : ce que le clinicien doit savoir » ; la professeure Kwon Min-jeong (endocrinologie et métabolisme) de l’Université Inje présentera « Ostéodensitométrie et outil d’évaluation du risque de fracture (FRAX) : interprétation et utilisation correctes » ; et le professeur Kim Du-hwa (endocrinologie et métabolisme) de l’Université nationale de Busan présentera « Marqueurs osseux : quand et comment les utiliser ? »

Le point fort de cette session est d’élargir le cadre de l’évaluation. L’outil d’évaluation du risque de fracture (FRAX) est un instrument qui estime le risque de fracture en intégrant à la fois les facteurs de risque cliniques et la densité minérale du col fémoral.

Les marqueurs osseux, eux aussi, sont récemment remis en avant comme indicateurs de référence pour apprécier l’efficacité et l’observance des traitements par anti-résorptifs et par agents anaboliques osseux. Ainsi, cette session peut être considérée comme un programme qui relie, dans la pratique clinique, les limites d’une approche fondée uniquement sur la densité osseuse à des décisions médicales concrètes.

La deuxième session, « Maladies rares à ne pas manquer », sera présidée par le professeur Choi Je-yong (biochimie et biologie cellulaire) de l’Université nationale de Kyungpook, et par le professeur Kim Bu-gyeong (endocrinologie et métabolisme) de l’Université Kosin. Le professeur Choi Yong-jun (endocrinologie et métabolisme) de l’Université Ajou présentera, sous le thème « Maladies osseuses rares (Rare bone disease) », la maladie de Paget et l’ostéopétrose, et la professeure Hong A-ram (endocrinologie et métabolisme) de l’Université nationale de Jeonnam traitera des « Troubles du métabolisme du calcium (Disorders of Calcium Metabolism) ».

La programmation permet ainsi d’aller au-delà de la prise en charge de l’ostéoporose, fréquente, pour passer également en revue des groupes de maladies rares mais faciles à manquer. Par ailleurs, la clôture des préinscriptions à ce congrès est fixée au 20 à 18 h.

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