Tomates : les manger avec « ceci » serait dommage… quelle est cette « pire association » qui fait chuter les nutriments ?

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Le lycopène, principal composé de la tomate, se caractérise par une meilleure absorption par l’organisme lorsqu’il est consommé avec des matières grasses. Photo = ClipartKorea

Riches en nutriments, les tomates de saison se prêtent à de nombreux usages, de la salade à l’en-cas. Cependant, certaines associations avec d’autres aliments peuvent, selon la « manière de les consommer », réduire nettement l’apport nutritionnel. En réalité, même avec une même tomate, le taux d’absorption et la réponse de l’organisme varient complètement selon « la façon dont on la mange ». Découvrons les pires associations alimentaires qui font baisser les nutriments.

Avec le concombre, « si on les mange comme ça », la vitamine diminue

Manger tomate et concombre ensemble n’est pas un problème en soi. En revanche, les enzymes présentes dans le concombre ont la particularité, au contact de l’air, de favoriser l’oxydation de la vitamine C ; la méthode de préparation et le temps de conservation ont donc un impact. En particulier, si l’on coupe finement les deux ingrédients, qu’on les mélange à l’avance puis qu’on les laisse longtemps au réfrigérateur, la diminution de la vitamine C peut s’accentuer avec le temps. De plus, la perte d’eau dégrade souvent la texture. À l’inverse, si l’on coupe juste avant de manger et que l’on consomme immédiatement, ces pertes diminuent fortement. Au final, l’essentiel ne tient pas tant à l’association qu’à « quand on coupe et quand on mange ».

Avec la patate douce, la raison surprenante d’un ventre ballonné

La patate douce, réputée saine, et la tomate peuvent aussi provoquer une gêne lorsqu’elles sont consommées ensemble en grande quantité. Les fibres alimentaires et l’amidon, abondants dans la patate douce, favorisent la fermentation intestinale ; si l’on y ajoute l’acidité de la tomate, les changements dans l’environnement intestinal peuvent être plus marqués. Surtout à jeun, manger beaucoup de cette combinaison d’un seul coup peut augmenter la production de gaz et faire apparaître plus facilement ballonnements et sensation de lourdeur abdominale. Chez les personnes ayant un intestin sensible ou une digestion fragile, ces réactions peuvent être plus prononcées. Plutôt que d’éviter totalement cette association, une approche plus réaliste consiste à réduire les quantités et à espacer les prises.

Dès qu’on saupoudre du sucre, l’aliment santé change

Ajouter du sucre à la tomate atténue l’acidité et la rend plus facile à manger, mais cela produit un autre résultat du point de vue de l’équilibre nutritionnel. Les vitamines et les composés antioxydants ne disparaissent pas, mais l’ajout de sucre augmente l’apport total en sucres et modifie le profil nutritionnel de l’aliment. En particulier, si on en consomme souvent comme un en-cas, les variations de glycémie peuvent être plus importantes et cela peut aussi influencer la gestion du poids. La douceur naturelle de la tomate est, avec l’habitude, tout à fait acceptable. Même si cela semble difficile au début, réduire progressivement le sucre est plus avantageux sur le long terme.

Avec le vinaigre, « dans ces conditions », cela peut donner des brûlures d’estomac

L’association tomate-vinaigre est courante, mais comme ces deux aliments sont acides, une irritation gastrique peut apparaître selon les conditions de consommation. En particulier, à jeun, utiliser excessivement une vinaigrette acide peut provoquer des brûlures d’estomac ou des reflux acides. En cas de gastrite ou de reflux gastro-œsophagien, ces réactions peuvent survenir plus facilement. En revanche, en utiliser une petite quantité pendant le repas ne pose généralement pas de problème majeur. L’important est donc « combien et dans quelle situation on en mange » ; il vaut mieux éviter l’habitude de superposer de façon excessive des ingrédients acides.

L’association qui augmente les bienfaits nutritionnels de la tomate, c’est justement « ceci »

Le lycopène, principal composé de la tomate, se caractérise par une meilleure absorption par l’organisme lorsqu’il est consommé avec des matières grasses. L’accompagner d’huile d’olive, la faire sauter ou la cuire légèrement assouplit les parois cellulaires et permet une meilleure absorption des nutriments. Dans certains cas, la biodisponibilité est même plus élevée après cuisson que lorsqu’elle est consommée crue. De plus, une petite quantité de lipides suffit pour obtenir un effet, ce qui permet de l’utiliser sans contrainte. En fin de compte, plutôt que de se demander quoi éviter, il est plus important de savoir comment la consommer pour maximiser ses effets.

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